La fin du XVIIIème siècle est une période riche en événements politiques et administratifs. Amoment de la Révolution Française, les bourbonnais craignent une éventuelle abolition de lescalvage. Celle-ci est effectivement décrétée le 4 février 1794, mais notifiée seulement en juin de lannée suivante.
Le nom de lÎle Bourbon change pour celui de la Réunion, le 19 mars 1793.
En 1802, Bonaparte rétablit lesclavage.
Le 1er octobre 1806, le nom de lîle de la Réunion est changé en celui de lÎle Bonaparte.
De 1810 à 1815, lîle est occupée par les anglais.
La disparition du privilège de la Compagnie des Indes, les difficultés rencontrées par le café, favorisent la recherche de nouvelles cultures. Le nouvel intendant de lîle, Pierre Poivre, ainsi que son ami Joseph Hubert, importent et acclimatent des plantes telles que giroflier, muscadiers, arbres à pain, avocatier, dattier, manguier, mangoustan, letchi, badamier, etc...
Le commerce mondial des épîces, notamment de girogle et de muscade, connaît un grand essor. Aussi, on tente avec succès la production de ces épices.
La culture du coton y est facilement tentée (production annuelle moyenne 50 tonnes).
La culture de girofle participe au développement de la région est de lîle et sa production atteint 110 tonnes au début du XIXème siècle et variera entre 200 et 700 tonnes au milieu du siècle.
La culture de la cannelle, de la muscade et du cacao obtiennent peu de résultats.
Le coton, quant à lui, connaîtun succès éphémère. La rpoduction passe de 10 tonnes, en 1815, à 48 tonnes en 1816 et, dès 1836, on ne le cultive que pour les besoins personnels.
En 1815, Bourbon produit de grandes quantités de maïs, de blé, de riz, de tubercules, comme le manioc, les patates, les pommes de terre, les songes et les cambares, et des légumes. Bourbon sert de grenier à lÎle de France (Maurice) et on voit même des cargaisons de blé et dharicots partir pour le Mozanbique et les Indes.
Un peu plus tard, vers 1833, si la culture de maïs, de tubercules et le jardinnage se maintiennent à un niveau satisfaisant, les grains subissent un sévère recul. Déjà, on importe plus de 11000 tonnes de riz, plus de 1600 tonnes de blé et 180 tonnes de farine.
Laugmentation de la population, le changement progressif de ses habitudes alimentaires (on est obligé dimporter de plus en plus de riz, pour compenser la diminution de la production locale de maïs) vont accentuer cette tendance : le grenier Bourbon est devenu un importateur de vivires.